Avril 2007

DANS CE NUMÉRO

 



Lettre de la directrice générale et présidente du FEM

 

Chers collègues,

J’ai le plaisir de poursuivre nos échanges dans ce numéro de Points saillants

Depuis la dernière édition, le Conseil du FEM s’est réuni en décembre à Washington. Comme vous vous en souvenez probablement, au cours de cette réunion, j’ai pris l’engagement de redynamiser le FEM et j’ai présenté ma vision de l’institution — une vision qui, je le pense, au-delà de l’avenir immédiat, s’inscrit dans la durée.

J’entends faire du FEM une force motrice du développement durable pour tous les habitants de la planète. Pour ce faire, nous devons simplifier les procédures bureaucratiques du FEM et mettre en place un Pacte de viabilité axé sur les cinq points suivants

Stratégie: Passer de l'approche-projet à l'approche-programme, notamment en articulant les stratégies sur un ensemble bien défini de priorités pour l’environnement mondial, en recherchant des synergies et en adoptant un ensemble d’instruments de suivi et d’indicateurs quantifiables des résultats globaux et de l’impact de tous les projets du FEM.

 Innovation: Faire des ressources du FEM des « capitaux de démarrage » pour financer les entreprises et les technologies innovantes qui ne peuvent s'appuyer sur des structures commerciales existantes et permettre aux entreprises de mettre au point des technologies commercialisables sur une plus grande échelle.

Équité: Donner à tous des chances égales, aider les pays vulnérables à obtenir des résultats concrets de l’utilisation de ressources limitées et trouver des moyens pour s’assurer que les bénéficiaires actuels aient davantage la possibilité d’apporter une contribution financière au FEM.

Accessibilité: Désigner un « médiateur » au Secrétariat du FEM pour prendre en compte les préoccupations et doléances des pays, améliorer l’efficacité des programmes institutionnels, notamment le Programme de microfinancements, l’Initiative pour l’organisation d’ateliers de dialogue national et le Programme d’aide aux points focaux nationaux du FEM, et renforcer l’image de marque et la communication du FEM.

Recadrage: Réorganiser le cycle de projet pour qu’il ne faille pas plus de 22 mois, en moyenne, pour passer du stade de l'identification à celui de l'exécution, au lieu des 66 mois actuels.

J’ai conscience que ces changements ne seront pas faciles. Pour qu’ils puissent s’opérer, nous aurons besoin de l’aide et de l’engagement de tous les acteurs du FEM – Agents et Organismes d’exécution, Secrétariat, Conseil et États.

Au cours des derniers mois, je me suis déplacée pour visiter le site des projets du FEM et renforcer nos partenariats. Au Canada, je me suis adressée au Conseil des relations internationales de Montréal. En Inde, je me suis rendue dans le village Koratgere pour voir un projet novateur du FEM et du PNUD sur l'utilisation de la biomasse, auquel sont associés les villages vivant de la forêt. Au Honduras, je me suis rendue dans le village Yapuwás pour visiter le site du projet Corazón, le coeur du couloir biologique mésoaméricain, et j’ai rencontré d’éminents membres du gouvernement et nos partenaires qui travaillent dans ce pays. À Alger, j’ai pris part à la conférence de l’Université des Nations Unies qui clôturait l’Année internationale des déserts et de la désertification.

En voyant de près les projets du FEM et en rencontrant nos partenaires, l’importance vitale du travail du FEM et le niveau d’engagement de nos partenaires autour d’un objectif commun de développement durable ont été renforcés à mes yeux.

En juin, le Conseil du FEM se réunira à Washington. Je me réjouis à la perspective de rencontrer certains d'entre vous à cette occasion et de travailler ensemble sur les nombreuses questions de fond inscrites à l’ordre du jour. Comme toujours, n'hésitez pas à nous faire part de vos réactions.

Je vous adresse tous mes voeux de réussite dans vos entreprises,

Monique Barbut
Directrice générale et présidente
du Fonds pour l’environnement mondial