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Avril 2007 DANS CE NUMÉRO
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Un nouveau départ : Réformer le FEM et redynamiser ses relations avec les ONG « Nous devons apporter une réponse plus rapide aux problèmes environnementaux de dimension mondiale et mettre fin aux longs délais de décaissement des fonds, aux longues listes de projets en instance, parfois discutables, inscrits à un portefeuille dont la gestion est peu transparente, aux structures complexes, aux règles ésotériques et aux portefeuilles orientés par l'offre » a déclaré Monique Barbut, directrice générale et présidente du FEM lors de la consultation avec les ONG et de la réunion du Conseil du FEM, qui se sont tenues à Washington du 4 au 8 décembre 2006. Il s'agissait de la première réunion de consultation avec les ONG à laquelle Mme Barbut participait depuis sa prise de fonctions en juillet 2006. Elle y a présenté sa vision et sa stratégie d'un FEM opérant « avec âme » autour de cinq dimensions clés : orientation stratégique, innovation, équité, accessibilité et recadrage. Elle a rappelé que l'une de ses toutes premières priorités serait de « briser le carcan bureaucratique » au sein de l'institution. Parmi les autres changements envisagés, elle a proposé de ramener le cycle de projet de 66 à 22 mois, de bâtir des partenariats de longue durée avec le secteur privé et les milieux universitaires, et d'élargir le rôle des ONG et des membres du Réseau des ONG accréditées par le FEM. Les délégués ont repris cette vision à leur compte, faisant valoir qu'après 15 années de « statu quo », il était temps pour le FEM d'évoluer. Lucy Mulenkei, du Indigenous Information Network (Kenya), a instamment appelé le Conseil à considérer le Réseau FEM d'ONG et les peuples autochtones comme des partenaires et à voir en eux des acteurs et contributeurs importants. Des interventions du Secrétariat du FEM, du Bureau de l'évaluation et des membres du Réseau, des travaux en séance plénière et une séance de questions-réponses avec Mme Barbut étaient à l'ordre du jour de cette réunion. Dorothy Manuel, directrice exécutive de l'organisation écologique régionale ZERO et point focal mondial du réseau FEM d'ONG, et Alaa Sarhan, chargé des affaires institutionnelles senior/coordonnateur des ONG, au service des affaires institutionnelles du Secrétariat du FEM, ont coprésidé la réunion. Dorothy Manuel a souligné que cette réunion devait être celle d'un « nouveau départ » pour un FEM dynamique et entreprenant. Elle a noté l'importance de l'adaptation, question transsectorielle, et la nécessité pour le FEM, d'une façon plus générale, de s'attacher à prendre en compte ce type de questions. Unanimement soutenue par les pays africains, la reconnaissance, dans l'Instrument du FEM, du rôle de l'institution en tant que rouage du mécanisme financier de la CNULD, a été l'un des grands progrès soulignés par les participants à la réunion. Bien que de nombreux membres du Conseil, réunis en séance plénière, se soient dits convaincus de la capacité du Bureau de l’évaluation à préparer le quatrième bilan global du FEM en toute indépendance, la possibilité de conflits d’intérêts, le sentiment possible d’une moindre indépendance par rapport au FEM et les conséquences de la prise en charge du Quatrième bilan sur les activités courantes du Bureau, ont suscité des inquiétudes. Les autres points suivants ont également été soulevés en séance plénière :
Un certain nombre de membres du Conseil ont rappelé l’importance d’une large consultation des acteurs concernés lors de la préparation de l’examen à mi-parcours du DAR et ont recommandé de consulter les représentants des Parties participant aux délibérations dans le cadre des Conventions. Le Réseau des ONG du FEM a fait une déclaration dans laquelle il a approuvé la restructuration du FEM, soulignant toutefois que ce processus ne pourrait aboutir en l'absence d'une « plus grande transparence, d'une structure plus claire, et d'une appropriation collective des mécanismes et des dispositifs définis ». « À défaut, la restructuration n'aura pas les effets positifs souhaités sur l'environnement mondial, au coeur duquel se trouve la population » a indiqué le Réseau des ONG à la fin de la réunion.
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