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Avril 2007 DANS CE NUMÉRO
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Des méthodes pouvant durablement remplacer le DDT dans la lutte contre le vecteur du paludisme au Mexique et en Amérique centrale Chaque année, un à trois millions de personnes meurent de paludisme dans le monde. Cette maladie constitue un problème transnational touchant la plupart des pays tropicaux. Au Mexique et en Amérique centrale, plus de 89 millions de personnes vivent dans des zones sujettes au paludisme. Dans 35 % de ces zones la maladie est endémique. Seule une approche régionale intégrée peut permettre de relever les défis humains et environnementaux dans les régions impaludées. Le DDT est beaucoup utilisé comme insecticide dans la lutte contre le vecteur du paludisme et dans le domaine de l’agriculture au Mexique et en Amérique centrale depuis les années 50. Il est appliqué par pulvérisation non seulement dans les habitations mais aussi sur les plans d’eau pour combattre la reproduction des moustiques. Malheureusement, le DDT et ses métabolites sont des composés toxiques très stables qui persistent dans l’environnement pendant des années et peuvent s’accumuler dans les organismes vivants. Les inquiétudes que suscite la présence de résidus de DDT dans l’eau, dans les sédiments, dans le sol et dans la chaîne alimentaire au Mexique et en Amérique centrale ont amené le FEM et le PUNE à mettre en place un projet de lutte antivectorielle sans DDT. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) est l’organisme d’exécution chargé de la coordination de ce projet mis en oeuvre par le ministère de la Santé de chaque pays participant — Belize, Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua et Panama. La Commission de coopération environnementale (CCE) participe aussi activement aux activités. L’un des principaux effets positifs du projet, qui arrive pratiquement à terme, est la baisse de l’incidence du paludisme dans les zones témoins. Cette baisse va de 80 % au Belize à 27 % au Guatemala, et est de 61 % en moyenne pour les zones témoins de l'ensemble de la sous-région. Le projet met l’accent sur des moyens physiques d'assainissement du milieu qui ciblent les ménages à haut risque (propreté des habitations et des jardins, chaulage des maisons, etc.). Au niveau local, il privilégie l'élimination des gîtes larvaires dans les réseaux d'assainissement, l'élimination de la boue et de la végétation, et les décharges contrôlées. La lutte biologique complète ces interventions.. Le projet a également permis de renforcer les capacités institutionnelles. Les responsables nationaux de la lutte contre le paludisme, les représentants des secteurs de l’environnement et de l’éducation et les techniciens locaux travaillant sur les projets témoins dans les huit pays concernés ont reçu une formation sur les facteurs de risque, échangeant leurs expériences et examinant les nouvelles approches proposées dans le cadre du modèle intégré de lutte contre le paludisme. Au cours des six prochains mois, la société TREDI Co. basée en France procèdera à l’élimination de 136,7 tonnes de DDT et de 64,5 tonnes d’autres POP identifiés pendant l’exécution du projet. Cette activité marquera l’achèvement d’un projet multipartite qui sera parvenu à introduire des méthodes adaptées et acceptables en remplacement du DDT pour la lutte antivectorielle dans huit pays d’Amérique centrale et au Mexique, tout en diminuant significativement le nombre de décès dus à cette maladie |
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